Taux d’étagement des cours d’eau

2016  :   indefini
Tendance :   inconnue
Mise à jour le 8 juin 2017

Description de l’indicateur

Le taux d’étagement cible simplement la perte de pente naturelle liée à la présence des ouvrages transversaux. Cet indicateur physique vise globalement la perte de fonctionnalité induite par les ruptures artificielles de continuité longitudinale sur les cours d’eau.

Mode de calcul

Le Taux d’étagement est le rapport de la somme des hauteurs de chute des obstacles à l’écoulement (ROE) sur la dénivelé naturel des drains principaux de masse d’eau (élagués de leurs rang de Strahler 1).

Interprétation et référence

Cet indicateur permet d’évaluer le niveau de fragmentation et d’artificialisation des cours d’eau et d’apprécier globalement les effets cumulés des obstacles à la fois sur la continuité écologique et sur l’hydromorphologie (continuité de l’écoulement (eau et sédiments), dynamique fluviale, diversification des habitats, répartition des espèces).

Une étude réalisée par la Délégation Interrégionale de l’ONEMA à Rennes (CHAPLAIS, 2010) montre que plus le taux d’étagement est élevé, plus l’écart au bon état écologique évalué sur le critère « peuplement piscicole » est important. Autrement dit, plus le taux d’étagement est élevé, plus les peuplements sont dégradés. Les résultats montrent qu’au delà de 60% d’étagement, moins de 20% des stations étudiées présentent un peuplement piscicole en bon état quelque que soit le secteur de la zone d’étude.

Les premiers résultats mis en évidence sur les peuplements piscicoles permettent de dégager une référence commune maximale correspondant à 40 % d’étagement, qui peut guider à moyen et long terme la recherche du Bon Etat sur les cours d’eau fortement étagés.

Résultats

Légende – Taux d’étagement des masses d’eau

Schématiquement, on observe une dégradation progressive des milieux aquatiques, depuis les zones relativement préservées sur les versants du massif central (Allier notamment) jusqu’au zones aval en mauvais état sur tables sédimentaires de la région Centre et les zones de bas relief du massif armoricain à forte pression (Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes). Ce premier essai de représentation du taux d’étagement met également en évidence la présence des grands barrages, qui correspondent aux plus grosses ruptures de continuité écologique du bassin, entre les tables sédimentaires et les versants du massif central. Il s’agit principalement de complexes hydro-électriques comme ceux d’Eguzon ou de l’Ile Jourdain (Hoffmann, 2008).

Source des données

Les résultats pour le territoire du PLAGEPOMI Loire sont extraits des données à l’échelle du bassin Loire-Bretagne publiées par l’Agence Française pour la Biodiversité (Pierre Steinbach) via le site data.eaufrance.fr : Taux d’étagement, de fractionnement et densité d’ouvrages des masses d’eau en Loire-Bretagne. 

En savoir plus

Documents joints

Guides techniques
12 mai 2017
447,0 KB

Les obstacles à l’écoulement : identification des « points noirs » dans les études de restauration de la continuité

ONEMA, 2011

L’objectif de cette note est de proposer une méthode simple permettant d’identifier les axes
prioritaires concernant la restauration de la continuité écologique en lien avec l’objectif de bon état à atteindre, de mettre en évidence les ouvrages les plus impactant à l’échelle du cours d’eau et enfin de se doter d’un indicateur de suivi et d’objectif à atteindre concernant les études ou les projets de restauration.

Textes réglementaires
12 mai 2017
465,4 KB

Fiche "Taux d'étagement" du SDAGE Loire-Bretagne

DREAL Centre, ONEMA, AELB 2011

Fiche d’aide à la lecture du SDAGE LOIRE-BRETAGNE. Application dans les SAGE des dispositions 1 B-1 1-B2 et de l’orientation fondamentale 9B concernant le Taux d'étagement des cours d’eau.