Déversements de saumons

2016  :   moyen
Tendance :   diminution
Mise à jour le 23 mai 2017

En 2016, plus de 1 240 000 saumons ont été déversés sur le bassin Loire dans le cadre du programme de soutien d’effectifs et de repeuplement que ce soit au stade oeuf, alevin, pré-smolt ou smolt.

Présentation de la mesure

Le soutien des effectifs est prévu dans le cadre du PLAGEPOMI 2014-2019. La maîtrise d’ouvrage de cette opération est assurée par l’Etablissement Public Loire.

L’objectif est de produire en captivité (pisciculture) des jeunes saumons dont les caractéristiques (taille, poids, etc.) se rapprochent le plus possible des jeunes saumons nés dans la rivière, afin d’augmenter le nombre de juvéniles présents dans la rivière et donc d’augmenter les chances de voir revenir un plus grand nombre d’adultes quelques années plus tard. Le soutien d’effectif permet ainsi de maintenir un effectif de saumons suffisant pour ne pas risquer l’extinction de cette population (unique en France et en Europe) pendant que les améliorations nécessaires pour recouvrer une population naturellement autonome (renouvellement de la population) soient réalisées (problématique de franchissement des ouvrages à la montaison comme à la dévalaison, qualité de l’eau, etc.).

Suivi des déversements

En 2016, le nombre maximum de saumons (tous stades confondus) à produire et à déverser dans les rivières Allier, Alagnon, Dore, Sioule, Arroux et affluents et Gartempe et affluents est de 1 095 000 individus. Les déversements réalisés en 2016, un peu plus de 1 240 000 individus, sont excédentaires avec un surplus de plus de 150 000, majoritairement concernant le stade alevin.

Cet excédent sur le stade alevin (même si moins important que les années passées), justifie la notation de l’indicateur en moyen car les objectifs quantitatifs fixés pour les déversements reflètent les capacités d’accueil des différents cours d’eau en prenant en compte la préservation des zones de reproduction. Des déversements excédentaires peuvent ainsi être contre productifs car ils peuvent engendrer une compétition intra-spécifique (notamment entre juvéniles sauvages et juvéniles d’élevage). Les alevins déversés devant passer au minimum plusieurs mois dans les cours d’eau avant d’entamer leur migration vers l’océan, il est important de veiller à ce que ceux-ci puissent disposer des habitats nécessaires à leur croissance et n’interfèrent pas (ou le moins possible) avec les juvéniles sauvages, de façon à garantir également à ces derniers la quantité d’habitat favorable nécessaire à leur croissance.

Les quantités déversées en 2016 sont en diminution par rapport à la moyenne des 5 dernières années (taux de variation = -29,8%), mais restent supérieurs aux objectifs fixés, même si l’excédent est moins important que par le passé.

Source des données

Etablissement Public Loire, CNSS, PLAGEPOMI

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