Etat écologique des estuaires du bassin Loire-Bretagne
Tendance : stable
Mise à jour le 24 février 2026
Seuls 40% des estuaires sont classées en bon état écologique.
A l’instar des précédents états des lieux, les principales dégradations des eaux littorales sont révélées par l’abondance d’algues vertes proliférantes échouées (marées vertes) et par la dégradation des communautés de poissons dans les estuaires.
Sur les 21 estuaires suivis pour le paramètre « poissons », l’état de 9 estuaires est dégradé dont un estuaire nouvellement évalué, l’Odet. La dégradation de l’indice poissons reflète une dégradation des conditions de vie dans l’estuaire pour les juvéniles de poissons :
- disponibilité et qualité de l’eau qui peuvent être impactées par une diminution des débits des fleuves, des contaminations chimiques ou des hypoxies. Ces dernières sont directement liées à des températures et des concentrations en matières organiques élevées dans l’eau notamment en présence d’un bouchon vaseux ou de blooms de phytoplancton ;
- disponibilité et qualité de la nourriture des larves et juvéniles de poissons composée principalement de zooplancton et de macrofaune benthique qui peuvent être notamment impactées par la disparition des vasières intertidales et la contamination chimique de l’eau et des sédiments ;
- disponibilité et qualité des habitats qui peuvent être impactées par les dépôts d’algues vertes sur vasières, la disparition des vasières intertidales ou encore une connectivité réduite avec les zones humides annexes.
Description de l’indicateur
Le bon état écologique des rivières et lacs est l’objectif visé par les politiques sur l’eau en application de la Directive-Cadre européenne sur l’eau (DCE). Pour pouvoir suivre son évolution, des mesures sont réalisées par comptage de poissons, de diatomées, de plantes aquatiques, de macro-invertébrés, etc.
Ces mesures sont effectuées selon des protocoles de mesure rigoureux, à intervalles réguliers (une à quelques fois par an), en prenant en compte le cycle de vie des espèces sur l’année.
Les données ainsi récoltées sont stockées dans des banques de données nationales ou de bassin, qui seront rendues accessibles progressivement sur Internet.
Source des données
Agence de l’eau Loire-Bretagne (www.eau-loire-bretagne.fr)

