Le suivi des migrations

Plusieurs systèmes permettent de suivre les migrations es poissons migrateurs dans le milieu naturel. Parmi eux, le système de marquage-recapture et les systèmes de marquage-détection sont les plus utilisés.

Suivis par radiopistage sur le bassin de la Loire

Marquage d'un saumon pour un radiopistage

Marquage d’un saumon pour un radiopistage

LOGRAMI met en œuvre des opérations de suivi par radio émetteur, ou radiopistage. C’est un marquage interne des poissons qui permet le suivi par radio fréquence des déplacements des poissons. L’objectif est de mieux comprendre le déroulement de la migration entre leur marquage et les zones de reproduction ou d’alimentation en mettant en évidence les effets bloquant ou ralentissant des franchissements de seuils, des barrages ou des passes à poissons. Il permet également d’estimer la mortalité entre les stations de comptage et les frayères et les temps de migration.

Nous mettons également en œuvre des opérations basées sur le principe marquage-détection. Elle consiste à capturer et marquer avec des transpondeurs TIRIS une portion de la population de l’espèce suivie et à la mise en place et la surveillance d’un réseau de détecteurs.

En savoir plus : www.logrami.fr

Suivis par hydrophones des migrations dans l’estuaire de la Loire

Capture des poissons à équiper © E. Lasne

Capture des poissons à équiper © E. Lasne

Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) a lancé, depuis 2011, un suivi scientifique sur les populations d’aloses et de lamproies dans l’estuaire de la Loire. Le saumon est entré dans le champ de cette étude depuis 2013.

Où en sont les populations de migrateurs en Loire ? Comment se comportent-elles dans l’estuaire ? Quels obstacles y rencontrent-elles ? Quelles sont les éventuelles causes de mortalité ? « Très peu de connaissances sont disponibles dans l’estuaire de la Loire sur les amphihalins, malgré les populations significatives qui y transitent » indique Émilien Lasne du Muséum national d’histoire naturelle.

 En savoir plus : Lire l’article dans Paroles de Migrateurs n°8

Suivi de la dévalaison des anguilles argentées de la Sèvre niortaise

Ce suivi s’inscrit dans le cadre du monitoring du Plan de gestion anguille, la Sèvre niortaise est la rivière index de l’Unité de gestion Loire, côtiers vendéens et Sèvre niortaise.

Le suivi proposé consiste à réaliser une évaluation du flux d’anguilles argentées sur la Sèvre niortaise par capture-marquage-recapture, principalement pendant la période automnale et hivernale de chaque année en continu (d’octobre à mars) et plus ponctuellement entre avril et septembre, selon les conditions hydrologiques. L’objectif est de pouvoir quantifier ou estimer la quantité d’anguilles d’avalaison retournant à la mer pour participer à la reproduction.

A cet effet, deux moulins situés à Niort ont été équipés de pêcheries scientifiques. Il s’agit du moulin du Pissot (propriété Ville de Niort) et du moulin de Bégrolles (propriété privée).

Situation des pêcheries d'anguilles d'avalaison sur la rivière index Sèvre niortaise (source PNR Marais poitevin)Situation des pêcheries d’anguilles d’avalaison sur la rivière index Sèvre niortaise (source PNR Marais poitevin)

L’objectif principal du suivi de ces pêcheries est d’estimer un flux d’anguilles d’avalaison et le potentiel reproducteur du bassin versant, sachant qu’il n’est pas possible actuellement de mettre en place un suivi au niveau de l’exutoire, principalement pour des raisons techniques. En effet, les exutoires sont multiples et peuvent être également de grande dimension.

Il s’agit également d’étudier dans le même temps les périodes et les rythmes d’avalaison des anguilles et les mettre en relation avec les paramètres environnementaux (débits, turbidité, température,…) et de mieux connaître les caractéristiques des anguilles argentées (taille, poids,…).

En savoir plus